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comment travaillent les 80 franciliens sélectionnés pour la consultation citoyenne


Une consultation citoyenne regroupant 80 citoyens de la région parisienne a été lancée le 21 novembre pour discuter des applications souhaitables de la 5G. Elle a lieu sur trois samedis consécutifs.

Ils seront chargés de débattre des applications souhaitables de la 5G, désormais officiellement lancée en France, et d’en définir des garde-fous. Annoncée début octobre, la consultation parisienne sur la 5G a pris forme ce vendredi 20 novembre. Par un mail consulté par BFMTV, les conseillers de Paris ont été informés du lancement, le lendemain, d’une première série de discussions autour de ce standard de téléphonie mobile.

Le premier tour de ces discussions s’est tenu samedi dernier, et se poursuivra sur deux samedis consécutifs. L’objectif pour la mairie de Paris: établir une série de recommandations qui viendront nourrir le débat municipal sur le sujet. Le lancement de la 5G ne pourra se faire à Paris tant que ces discussions ne seront pas closes.

Pour donner la parole aux citoyens parisiens, la mairie de Paris a eu recours au cabinet Etat d’esprit, spécialisé dans la communication et la concertation publique. Ce même cabinet s’est chargé de jeter son dévolu sur un échantillon de 80 citoyens, sélectionnés en fonction de critères précis: leur tranche d’âge, leur zone géographique (Paris Intramuros, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne), mais aussi leur classe socio-professionnelles ou encore leur composition familiale, apprend-on dans le mail transmis aux conseillers de Paris, qui insiste sur le bon respect de la parité au fil de ce processus.

Aucune information n’est néanmoins communiquée sur la profession de ces participants, ni même sur leur appétence à discuter d’un sujet aussi technique et aux ramifications aussi infinies que la 5G.

Cinq grands thèmes

La consultation, encadrée par deux adjoints de la mairie, Paul Simondon et Anouch Toranian, sera ponctuée d’interventions de spécialistes. Joe Wiart, professeur à Télécom Paris et responsable de sa chaire « modélisation, caractérisation et maîtrise des expositions aux ondes électromagnétiques », aura ainsi participé à la première session, pour donner un état des lieux de la 5G et de ses applications potentielles.

Lors de la seconde session de cette consultation restreinte, le samedi 28 novembre, les 80 citoyens seront répartis en cinq « salles virtuelles » de 16 personnes, pour mieux approfondir les grands thèmes définis autour de la 5G: son « impact environnemental », aussi bien en termes d’infrastructures que de consommation énergétique, son « impact socio-environnemental », à savoir ses effets sur la santé, le « respect des libertés publiques et données personnelles », la 5G laissant craindre de plus larges possibilités de surveillance des populations, mais aussi les « applications économiques et industrielles de la 5G », et enfin, un volet dédié à la « protection des enfants et à leur éducation aux usages numériques ».

Les conclusions de ces discussions ainsi que les recommandations finales qui en découleront seront dévoilées et soumises au vote le 5 décembre. Elles viendront nourrir les échanges prévus à propos de la 5G lors du prochain Conseil de Paris des 15, 16, 17 et 18 décembre et n’auront pas valeur exécutoire.

Ce rendez-vous, qui visera à réviser la charte parisienne de la téléphonie mobile actuellement en vigueur, représentera un enjeu essentiel pour le déploiement de la 5G à Paris. Ce dernier ne devrait pas pleinement intervenir avant le début de l’année prochaine.


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