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Les données de l’application de traçage australienne accidentellement collectées par une agence de renseignement


Un rapport rédigé au sujet de COVIDSafe, l’application de traçage numérique australienne, révèle une collecte indue des données de l’application. Sans preuve à ce jour d’une quelconque utilisation de ces informations.

Une ou plusieurs des principales agences australiennes de renseignement et de sécurité ont collecté « accidentellement » des données liées à l’application de traçage numérique australienne COVIDSafe, au cours de ses six premiers mois de fonctionnement.

L’application, à la manière de TousAntiCovid en France, a été conçue pour notifier ses utilisateurs d’une potentielle contamination au Covid-19. Elle s’en remet au Bluetooth des smartphones pour repérer les cas déclarés comme positifs aux alentours.

Un rapport remis ce 16 novembre par l’Inspection générale du renseignement et de la sécurité (IGIS) australienne souligne une collecte indue de données de l’application vers les renseignements australiens, sans préciser laquelle des six agences relevant de sa juridiction avait accidentellement recueilli ces données.

Ni déchiffrées, ni divulguées

Aucune preuve d’un déchiffrement ou d’une utilisation non conforme de ces données n’a néanmoins été apportée à ce jour, note le rapport. Le compte-rendu souligne que les agences impliquées prennent actuellement « des mesures actives pour minimiser les risques » d’une telle collecte de données, pour faire en sorte qu’elles ne soient « pas accessibles, utilisées ou divulgées ».

En vertu de la loi sur la protection de la vie privée en vigueur en Australie, les agences amenées à collecter accidentellement des données d’application COVIDSafe sont tenues de les supprimer « dès que possible ». Des mesures ont également été prises en ce sens. Et l’IGS prévoit de vérifier de manière indépendante qu’une telle suppression a bien eu lieu.

La collecte, l’utilisation et la divulgation de données liées à COVIDSafe, à d’autres fins que celle de la recherche de contacts, sont punies de peines allant jusqu’à cinq ans de prison. L’application, très populaire dans le pays, a été téléchargée plus de six millions de fois depuis son lancement. L’Australie compte 25 millions d’habitants.


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