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Les utilisateurs de StopCovid bientôt prioritaires pour se faire tester?


A la suite du conseil de défense, l’idée d’un traitement de faveur pour les utilisateurs de StopCovid a émergée. Une hypothèse qui pourrait toutefois se révéler illégale.

Depuis son lancement début juin, l’application de traçage StopCovid ne s’est pas illustrée par une immense popularité. Fin août, la plateforme, qui est chargée d’alerter ses utilisateurs lorsqu’ils ont été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, cumulait 2,3 millions de téléchargements. Soit seulement 5% du parc de smartphones. D’après L’Opinion, le gouvernement envisagerait de proposer un avantage à ses utilisateurs pour doper cette popularité, avec un test prioritaire pour ceux qui activeraient l’application sur leur mobile.

D’après le quotidien, qui reprend un commentaire de l’Elysée, le sujet aurait été mis sur la table lors du conseil de défense du vendredi 11 septembre, mais sans qu’un arbitrage n’ait été rendu pour le moment. Une éventuelle annonce sur le sujet pourrait intervenir au cours de la semaine.

Une piste illégale?

Ce n’est pas la première fois qu’un système de récompense est envisagé pour les utilisateurs de StopCovid. Avant même sa sortie, le député LaREM Damien Pichereau proposait de mettre en place des contreparties à l’installation de l’application, comme une baisse des restrictions liées au confinement alors en vigueur. Une proposition qui avait été retoquée par Cédric O, le secrétaire d’Etat au numérique.

Pour l’exécutif, la piste d’une récompense – telle qu’un test de dépistage prioritaire – risquerait par ailleurs de mettre l’application en illégalité par rapport au RGPD, le règlement européen sur la protection des données personnelles. Comme l’avait rappelé la CNIL en avril, le consentement des utilisateurs de StopCovid doit être “libre et éclairé”.

L’idée d’un désavantage pour les citoyens ne désirant pas installer StopCovid, qui prendrait ainsi la forme d’un délai plus long pour se faire tester, pourrait se révéler contraire à cette possibilité de consentement “libre”, qui ne doit être lié à aucun préjudice collatéral.


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